La plus ancienne des trois maisons qui composent le Fer Rouge apparaît dans les registres de Colmar au XIVe siècle. Elle est voisine du Koïfus, l'ancien siège du Conseil souverain, qui fut tour à tour entrepôt, bureau de douane, halle aux marchands et hôtel de ville. La maison a donc fait ce que Colmar faisait : elle a compté, taxé, stocké, accueilli.
Au XVIe siècle, le sel de la ville y est entreposé. Les roturiers qui passaient la douane y payaient la gabelle. À la fin du XIXe siècle, la maison devient auberge. De 1970 à 2006, elle abrite un restaurant étoilé, tenu par Patrick Fulgraff. Puis elle ferme. Neuf ans passent.
En 2013, un assureur colmarien rachète les murs et confie la rénovation et l'exploitation à Lionel et Emmanuel Wurms. Dix-huit mois de travaux, et la réouverture le 22 septembre 2015. Ce jour-là, la maison reprend son métier : nourrir ceux qui passent la porte.
« Elle connut l'honneur d'accueillir Rois et Reines de toute l'Europe. »
La carte du Fer Rouge, qui parle de légendes